IMG_0008G Nicolas Mignard. Dit Mignard d’Avignon. 1606-1668. Jésus au temple. Jesus at the temple. 1649. Villeneuve les Avignon. Musée Pierre de Luxembourg.

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IMG_0008G Nicolas Mignard. Dit Mignard d’Avignon. 1606-1668. Jésus au temple. Jesus at the temple. 1649. Villeneuve les Avignon. Musée Pierre de Luxembourg.
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Nicolas Mignard. Dit Mignard d’Avignon. 1606-1668.
Jésus au temple. Jesus at the temple. 1649.
Villeneuve les Avignon.
Musée Pierre de Luxembourg.
Frère de Pierre Mignard dit Mignard le Romain dont la carrière
a été essentiellement parisienne.
Brother of Pierre Mignard says Mignard the Roman whose career
was essentially Parisian.

L’ART ET LES CROYANCES : RENAISSANCE, REFORME (2),
LUMIERES.

La peinture, peut être plus que d’autres arts, est le fidèle reflet des idéologies (les croyances religieuses ou profanes) qui gouvernent une société à un moment donné. Elle est un témoin des idées et représentations du monde qui régissent une civilisation. L’histoire de la peinture ne se résume pas aux questions de techniques, aux biographies des peintres et à l’étude des influences stylistiques. Comme l’histoire événementielle, l’histoire de l’art est dominée par des considérations idéologiques et politiques et est très dépendante des croyances dominantes et du politiquement correct à l’époque ou l’historien écrit.
Inutile d’insister ici sur cette évidence qui ressort de la fréquentation des Musées des Beaux Arts Européens : Pendant bien plus d’un millénaire l’art et la peinture de l’Europe ont été l’expression artistique d’une idéologie religieuse, celle du catholicisme, à l’ouest, et celle de l’orthodoxie à l’est. On oublie un peu trop à l’ouest, cette civilisation orthodoxe, différente bien que très proche.
Donc, nos croyances successives inspirent notre art européen, et particulièrement celui de la peinture.

2° LA REFORME

A / LES ÉVÉNEMENTS
B / L’ART

A/ LES ÉVÉNEMENTS
Une évolution idéologique relativement semblable à celle qui s’est produite à la Renaissance, mais très différente dans ses mécanismes et ses conséquences se déroule en Europe, à la fin du 16è siècle et au début du 17è siècle : La Réforme.
La "Réforme" est vue comme une suite de la Renaissance par tous ceux qui adhèrent à l’idée d’un "sens de l’histoire" européenne en affirmant que l’homme progresse en quittant les ombres profondes de l’obscurantisme religieux, catholique ou orthodoxe pour l’Europe, pour se diriger vers la pleine lumière de la Raison athée triomphante.
Dans cette vision de l’histoire européenne, selon cette croyance, la Renaissance du 16è siècle est la première étape importante vers la Lumière. La première distance prise, par les esprits éclairés, avec les croyances catholiques. C’est la raison même de son appellation de "Renaissance" par les historiens du19è siècle notamment par Jules Michelet.
Ensuite est venue la Réforme, seconde étape décisive qui libère toute l’Europe du nord de l’obscurantisme catholique au profit du "libre examen" de chacun.
Les "Lumières", dont la révolution française est l’acte politique décisif, couronnent cette représentation de l’histoire de l’Europe : Elles sont la troisième étape de l’ascension historique de l’homme d’Europe vers la connaissance vraie, celle rationnelle, débarrassée de la superstition et de l’ignorance représentée par l’alliance des monarques et des papes, et corrélativement vers la liberté, l’égalité et la fraternité des peuples.
Réforme et Lumière, les idées fondamentales, celles proclamées ouvertement et celles occultes, sont les mêmes, ou très proches, et cette parenté explique les solidarités actuellement toujours très efficientes entre le Judaïsme, le Protestantisme et la Maçonnerie. Trois croyances convergentes dans leurs valeurs essentielles.
Comme la Renaissance, les Réformes – elles sont diverses, rivales et même quelque fois ennemies – sont donc une distance prise avec la vision du monde proposée par le christianisme catholique
Mais à la différence de l’Humanisme de la Renaissance, qui acceptait tout à fait de coexister avec le catholicisme, les Réformes sont profondément anti-catholiques.
Contrairement à l’Humanisme de la Renaissance dont la pensée était nourrie par les philosophies gréco-romaines tardives, les Réformes sont judéo-chrétiennes d’inspiration. C’est donc par leur anti-catholicisme qu’elles peuvent exister. Par le nom qu’elles se sont données à l’époque où elles sont nées, elles se sont elles mêmes définies en s’opposant au catholicisme.
L’Orthodoxie, à l’Est de l’Europe, est dans une histoire un peu à part. L’Europe orthodoxe rejoindra l’histoire de l’Ouest de l’Europe seulement au 20è siècle, lors de sa tragique confrontation avec le Communisme. Le marxisme est une croyance rationaliste et matérialiste issue des mêmes courants que la Réforme et les Lumières dont il est une descendance tout à fait directe.
Les religions réformées se rattachent au christianisme, mais le judaïsme les inspire fortement. Le Judaïsme explique bien des aspects de leurs doctrines, et le retour à certaines valeurs très caractéristiques de l’Ancien Testament. Dont deux tout à fait essentielles:
– Le peuple prédestiné, élu par le seul fait qu’il croit bien, "qu’il est dans la ligne". Sur ce point rien de changé par rapport au catholicisme. Les Réformes, bien qu’elles affirment le contraire, sont une continuation de l’esprit d’intolérance, en religion comme en politique.
– Le rôle de l’argent considéré comme un signe légitime de réussite sociale et de bonne appartenance religieuse. C’est la marque bourgeoise et matérialiste qui caractérise le mouvement réformé.

L’histoire événementielle ne se répète cependant pas : La Réforme concerne un beaucoup plus grand nombre de personnes en Europe que la Renaissance. Les élites impliquées ne sont plus seulement les milieux aristocratiques ou très grands bourgeois, mais aussi des cercles grands bourgeois, et bourgeois. C’est un épisode de l’ascension politique et idéologique de la bourgeoisie. L’Argent commence à prendre l’avantage sur l’épée. Le commerçant, dont les frustrations remontent à l’âge du bronze, sent qu’il peut enfin dominer le guerrier, en sous main, discrètement. Le commerçant-banquier financera les guerres que les autres, les aristocraties et les peuples, feront à sa place, et où ils mourront, mais pas lui, ou moins.
Grande différence en effet avec la "Renaissance", les peuples aussi sont maintenant très directement concernés dans leur vie quotidienne par le changement idéologique. Pour leur malheur.
Ces élites, plus larges, vont en effet imposer aux peuples, artisans et paysans, leurs idées, leurs parti pris, et les utiliser pour satisfaire leurs intolérances, cultiver leurs haines, et faire prospérer leurs fortunes sur le sang populaire.
La "Renaissance" était essentiellement un phénomène culturel cantonné à l’aristocratie nobiliaire et para-nobiliaire. La "Renaissance" s’est déroulée dans les cours princières et les salons de l’aristocratie.
La Réforme est plus globalement et directement politique, elle s’empare de tout l’espace européen, citadin et rural.
La Réforme, avec la bourgeoisie grande et moyenne, sort du domaine culturel relativement paisible, ou de la violence catégorielle, et entre dans celui d’une violence politique qui concerne tout le monde.
Elle avance souvent masquée cependant, derrière des princes qui tiennent encore le haut du pavé et comprennent vite l’intérêt qui est le leur d’adopter les principes religieux nouveaux. L’histoire officielle, celle enseignée au grand public, se fait très discrète sur ce point: mais l’enjeu et le mobile absolument principal des Guerres de religion a été l’appropriation des domaines de l’Eglise.
Politiquement c’est le principe bien connu : "Tel prince, telle religion". Sur ce point toute l’élite du nord de l’Europe est d’accord : Tant pis pour les peuples. S’ils ne s’ accomodent pas des nouvelles doctrines, on les fera s’égorger entre eux. Les croyances des peuples sont des insignifiances que les nouvelles élites montantes piétinent : il suffit de les obliger à en changer, au nom bien sur de la Vraie foi, de la Liberté de penser, et de la République. Car la Réforme est la première étape de la lutte contre les aristocraties terriennes et les royautés, prétendûment au nom du peuple.
On reverra ce scénario d’une élite éclairée conduisant les peuples aux massacres, à une échelle encore plus large : D’abord à la Révolution Française et avec les guerres napoléoniennes. Puis au 20è siècle, avec les deux guerres mondiales, et avec les sociétés communistes.
L’intolérance est à peu près étrangère à l’esprit de la Renaissance humaniste. La violence individuelle et catégorielle est de tous les temps, mais la violence à l’échelle collective des peuples, fait son apparition, en grand, à la Réforme :
Intolérance catholique, bien sûr, qui est très bien décrite dans tous les livres d’histoire. Mais aussi intolérance protestante, que l’historiographie européenne et occidentale, politiquement correcte, fait semblant d’ignorer, mais qui fut tout aussi causale, tout aussi totale et tout aussi meurtrière.
L’histoire de France conforme, celle enseignée du primaire au supérieur, ne parle que du massacre des protestants par les catholiques à la Saint Barthélémy. Mais les victimes des Guerres de religions françaises ont été d’environ 10.000 personnes dans chaque camp. Le protestantisme en France, au Nord comme au Sud, n’est pas du tout un phénomène populaire. Les victimes de la Saint Barthélémy étaient des nobles armés, plus leurs serviteurs et gens d’armes, et quelque fois aussi leurs familles, venus pour prendre le pouvoir à Paris en s’emparant de la personne et de l’esprit du Roi. Le complot a échoué du fait du Roi et de son entourage et du peuple parisien. S’il avait réussi, le peuple français aurait dû se faire protestant. La France populaire de ce temps est catholique. Le Protestantisme, dans les régions où il s’est implanté, a été totalement imposé par les aristocraties aux populations locales, comme un défi au gouvernement du Roi ou une révolte régionale contre Paris.
Quant à la Guerre de Trente Ans en Allemagne, c’est un immense massacre de peuples, au nom prétendument de Dieu et de la religion, mais en réalité des ambitions politiques et financières de quelques uns. Au moins cinq millions de morts sur 15 à 20 millions d’habitants, c’est une des grandes décimations de l’histoire de l’Europe. Pour l’histoire idéologiquement correcte c’est la faute essentiellement des Habsbourg, catholiques, pas du roi de Suède, protestant, et pas du roi de France, qui soutenait, en Allemagne, les protestants.
Les protestantismes ce sont, banalement, humainement, des appétits de possession et de puissance, habillés de grandes doctrines religieuses et d’idéaux politiques s’affirmant républicains. Tel évêque a pu ainsi, se faisant protestant, transmettre à sa descendance, devenue légitime, son évêché devenu duché. Quelle tentation ! Les péchés de la chair et ceux de la convoitise patrimoniale récompensés par une simple conversion à la nouvelle vraie et pure religion. La Réforme a été une immense curée laïque sur les biens de l’Eglise, c’est sa réalité principale et l’explication la plus réaliste de son succès. Pourquoi pas ? Mais personne ne le dit sauf dans ouvrages d’historiens de petite diffusion. Pourquoi?
"Le Prince", au nom duquel les peuples doivent changer de religion, est aussi, parfois, un groupe de bourgeois, de commerçants, de financiers, comme à La Rochelle, à Genève, ou dans de nombreuses villes d’Allemagne. Car la Réforme, c’est dans toute l’Europe au nord des Alpes le début de la montée en puissance de la bourgeoisie commerçante, bancaire, contre l’aristocratie guerrière et foncière.
La Réforme est aussi, pour une part très importante, décisive, une manifestation de résistance de l’Europe du Nord germanique, anglo-saxonne et scandinave à l’encontre de la culture de l’Europe du Sud. Une affirmation nationale, une évidente opposition à une culture non seulement catholique, mais méditerranéenne, fortement influencée par la civilisation gréco-romaine. Une culture à laquelle les pays de l’Europe du Nord, où la Réforme triomphe, étaient en grande partie étrangers.
La Renaissance avait été en grande partie initiée par l’Italie et encouragée par les Papes. L’Europe de la Renaissance s’était mise à l’heure humaniste de l’Italie.
Les Réformes sont un phénomène inverse : Elles se font contre les Papes et l’Italie, elles partent du Nord de l’Europe, essaient de conquérir le Sud, mais triomphent exclusivement sur leur terrain : la partie de l’Europe qui n’avait pas connu la colonisation romaine.

B/ Et l’ART ?

Dans le domaine de l’Art en général (architecture, sculpture, musique, littérature) les conséquences du protestantisme ne sont pas toujours absolument évidentes. Par contre en peinture la Réforme introduit un changement tout à fait notable, caractéristique, très évidemment perceptible en dehors du cercle des érudits.
Le changement n’est pas du tout dans les styles, dont l’évolution se poursuit dans le cadre d’une peinture toujours attachée à une représentation exacte du réel. La Renaissance avait représenté un aboutissement dans le style de la peinture européenne : L’art de la peinture était parvenue à la parfaite imitation de la Nature célébrée par Giorgio Vasari. Une reproduction exacte, en trois dimensions, du monde sur une surface plane (mur ou tableau)
A la Réforme rien de semblable ne se produit. La peinture européenne se perpétue partout, pays restés catholiques ou pays réformés, avec des mêmes techniques et selon des principes esthétiques qui ne sont pas modifiés par rapport au siècle précédent.

Par contre, le changement des croyances se manifeste très clairement dans les thèmes de la peinture.
A la suite de la Réforme l’artiste européen ne peint pas autrement qu’aux temps catholiques et à la Renaissance, mais il peint autre chose.
Cette mutation des sujets de la peinture se manifeste, presque exclusivement aux Pays Bas du Nord, et très peu, ou beaucoup moins, dans les autres régions gagnées par le protestantisme (Allemagne du Nord, Pays Scandinaves, Angleterre) :
Trois orientations nouvelles, apparaissent clairement dans les thèmes de la peinture européenne aux Pays Bas protestants :
– La disparition ou la raréfaction des thèmes religieux
– L’apparition sur la scène artistique de la société bourgeoise, et même des milieux artisans et paysans.
– La disparition des thèmes inspirés par la mythologie et l’histoire gréco-romaine.
La Réforme c’est d’abord l’iconoclasme, c’est à dire la destruction massive des œuvres d’art catholique. C’est ensuite l’absence presque totale, ou en tout cas l’importante régression, des sujets religieux en peinture et en sculpture. La Réforme n’est pas à proprement parler an-iconique comme les religions sémitiques (judaïsme et islam), le luthéranisme moins que le calvinisme, mais elle s’en rapproche beaucoup.
La Renaissance n’avait pas du tout supprimé les sujets religieux, catholiques, dans la peinture. Elle avait seulement fait apparaître, à destination des élites aristocratiques et très grandes bourgeoises, des sujets nouveaux inspirés par l’Antiquité gréco-romaine.
La "Réforme" est plus radicale : C’est l’acte de naissance d’une peinture matérialiste, profane, désacralisée, dont les sujets tout à fait dominants sont le paysage, les mœurs de la vie quotidienne, la nature morte, le portrait bourgeois.

Avec les protestantismes les Vierges et les Saints disparaissent totalement de l’art de la peinture.
Le Christ aussi se fait plus rare, et sa représentation se limite souvent aux toutes dernières scènes de la Passion (Ecce homo, Crucifixion, Résurrection). Demeurent traitées à l’occasion quelques scènes de l’Ancien Testament.
Hors quelques exceptions comme Rembrandt et ses élèves , la peinture du siècle d’Or néerlandais est totalement profane, laïque : Natures mortes florales ou animales, déjeuners, buffets garnis, banquets, joyeuses sociétés, scènes de rues et de vie villageoise ou citadine, kermesses paysannes, tavernes enfumées et bruyantes, rixes et amours de paysans, scènes rurales avec vaches, porcs, moutons et volailles, paysages de chemins de terre, de canaux et de bords de mer, marines par temps calmes ou par tempête. Et toujours un ciel changeant avec des lumières subtiles.
L’imagination, naturaliste et réaliste, des peintres des Pays Bas du nord, est remarquable, et tout à fait novatrice dans l’espace européen. Tout l’art moderne européen, à ses débuts s’en inspirera deux siècles après. Par exemple avec l’école de Barbizon, introduction à l’impressionnisme. Mais aussi, un peu auparavant, dans l’art de la nature morte, la représentation animalière, la figuration de la société.
La peinture des Pays Bas c’est aussi l’ entrée en force sur la scène de l’art de la bourgeoisie moyenne et même du peuple, artisan ou paysan.
Le portrait est essentiellement celui de l’homme et de la femme dans la classe bourgeoise moyenne et grande. Le bourgeois protestant s’installe en plein milieu du tableau, comme l’aristocrate de la Renaissance. Ce n’est plus l’humble donateur, tout petit, au pied du Christ, de la Vierge et des Saints des temps gothiques. L’artisan ou le paysan est peint, mais il ne se fait pas peindre. Seul le bourgeois aisé peut s’offrir un portrait. La bourgeoisie aime aussi se faire représenter en groupe, en famille, dans ses activités. C’est ainsi que la peinture des Pays Bas devient un compte rendu fidèle de la vie quotidienne dans la maison bourgeoise hollandaise: ménage, lessive, rangement, éducation des enfants, visites de voisinage, loisirs et petites fêtes domestiques.
Les peintures des grandes fêtes familiales, débordantes de victuailles et joyeusement arrosées prennent une grande importance. Elles sont une image de la société de l’époque. Un idéal dans lequel tout le monde se reconnaît. La vie sociale des bourgeois néerlandais est aussi bien et solennellement représentée dans leurs diverses confréries et corporations. Les vues des rues, des marchés, et des places de la ville sont une préfiguration de notre "photographie de rues" contemporaine.
Conciliabules, rencontres, prêches dans des églises dépouillées de leurs ornementations, où les chiens sont admis à assister aux sermons, tout en pissant contre les colonnes. Manifestement les chiens hollandais sont moins bien éduqués que les chiens français ou italiens. Du moins dans la peinture.
Malgré quelques têtes de morts ici ou là, les nourritures terrestres occupent beaucoup cette société réformée : Les marchés, les buffets et les tables regorgent de provisions.
A voir cette peinture, les Pays Bas protestants du Nord sont, au 17è siècle, une société d’abondance. Une société où on cuisine beaucoup, on danse, on chante, on joue aux cartes, on fume et on boit jusqu’à l’excès. Et comme ils boivent beaucoup, les hommes du peuple, pas les bourgeois, urinent aussi beaucoup, contre les murs des tavernes, ou dans la rue. Les femmes s’enivrent avec plus ou moins de distinction. On vomit aussi! En famille, ou à la porte de la taverne. C’est la femme qui ramène son mari dans la brouette, ou l’inverse. Les usuriers les financiers, banquiers, taxateurs apparaissent et ne semblent pas faire obstacle aux tables bien garnies de provisions, légumes, fromages, viandes, poissons, crustacés, tourtes…. avec les bouquets de fleurs pour les faire digérer, ainsi que les "Vanités" et leurs têtes de mort, pour les excuser.
La représentation de la vie paysanne reste relativement marginale, mais en comparaison des autres pays d’Europe elle est très importante, car elle n’existe qu’aux Pays Bas.
Il est vrai que cette attention au populaire est déjà présente, dans tous le pays, avant la Réforme : les Bruegel Pierre et Brueghel Jean en sont la preuve évidente.
On voit des paysans et paysannes édentées chanter et lire non seulement des partitions musicales mais des journaux. Les animaux de la ferme sont très présents, les poules, les bœufs, les cochons, pas seulement les chevaux et les cervidés de la peinture aristocratique du sud de l’Europe. Les représentations animales n’ont plus besoin du prétexte d’une "entrée dans l’Arche de Noé" pour se multiplier. Les vaches et les taureaux ruminent simplement. Il n’est pas nécessaire de les appeler Io, ou qu’ils enlèvent Europe, pour accéder à la dignité de sujets d’un tableau de peinture.
La représentation des quatre saisons prend des allures plus populaires que dans le reste de l’Europe: plus réaliste, sans mythologie ni recherche du symbolisme. Cérès ne préside plus aux moissons, ni Bacchus aux vendanges.
En effet, autre manifestation très claire d’indépendance culturelle de l’Europe du nord, et d’un refus d’assumer un héritage considéré comme étranger, c’est la disparition, très révélatrice, presque générale, des scènes mythologiques ou inspirées par l’histoire gréco-romaine.
La "Réforme" est sur ce point à l’opposé absolu de la "Renaissance". Fini, la Grèce et Rome. Le seul passé auquel la Réforme s’intéresse un peu est celui judaïque : l’Ancien Testament.
Vénus ? Artémis? Io ? Les Nymphes ? Europe ? Les Amazones ? Marie Madeleine ? Non.
Eventuellement, un petit peu : Esther, Judith, Bethsabée, Suzanne…mais surtout la femme et la mère banale, celles de tous les jours. Mère attentionnée pleine de qualités familiales et domestiques, ou femme facile, femme bourgeoise ou femme paysanne.
La peinture de la réforme, telle qu’elle s’épanouit aux Pays Bas du Nord après l’indépendance est l’exact reflet des goûts, des préoccupations, des ambitions d’une bourgeoisie nordique, moyenne. Seuls les paysages d’Italie suscitent une curiosité que l’on peut qualifier de touristique. Les peintres néerlandais vont ainsi exceller dans la représentation des Alpes, des ruines romaines et des ports méditerranéens. Quelque fois même sans quitter le sol des Pays Bas.

Cette évolution de la peinture des Pays Bas après la Réforme n’est pas anecdotique, ou purement circonstancielle, elle est très clairement une préfiguration de notre société contemporaine. La peinture matérialiste des Pays Bas du 17è siècle annonce la primauté des valeurs matérialistes qui seront celles de notre société occidentale de production-consommation après les révolutions industrielles du 19è siècle.
En attendant plus nouveau encore : la peinture sans discours, absurde et laide, de l’Art Mondialiste Contemporain, apparue après 1950.
Mais il y aura en Europe, une étape, une transition, celle de l’Art Moderne (1850-1950). Un siècle qui est comme un admirable chant du Cygne de l’art de la peinture européenne par sa recherche de la nouveauté dans le domaine esthétique, mais sans abandonner l’idée que l’art est la figuration du beau, ni qu’il est un partage d’émotions entre les artistes et les populations, avec le grand public, et pas seulement avec une élite se disant éclairée.

ART AND BELIEFS: RENAISSANCE, REFORM (2), LIGHTS.

Painting, perhaps more than other arts, is a faithful reflection of the ideologies (religious or secular beliefs) that govern a society at a given moment. She is the witness of the ideas and representations of the world that govern a civilization. The history of painting is not limited to questions of techniques, biographies of painters and the study of stylistic influences. Like events history, the history of art is dominated by ideological and political considerations and is highly dependent on dominant beliefs and politically correct at the time the historian writes.
It is useless to insist here on this evidence which comes out of the frequentation of the Museums of the European Fine Arts: For well over a millennium the art and the painting of Europe were the artistic expression of a religious ideology, the Catholicism in the west, and Orthodoxy in the east. We forget a little too much to the west, this orthodox civilization, different although very close.
So, our successive beliefs inspire our European art, and particularly that of painting.

2 ° THE REFORM

A / THE EVENTS
B / THE ART

A/ THE EVENTS
An ideological evolution relatively similar to that which occurred at the Renaissance, but very different in its mechanisms and its consequences takes place in Europe, at the end of the 16th century and at the beginning of the 17th century: The Reformation.
The "Reform " is seen as a continuation of the Renaissance by all those who adhere to the idea of a "European sense of history" by affirming that man progresses by leaving the deep shadows of religious obscurantism, catholic or orthodox for Europe, to go to the full light of triumphant Atheistic Reason.

In this vision of European history, according to this belief, the Renaissance of the 16th century, and this is the very reason of its appellation by the historians of the 19th century (Jules Michelet mainly), is the first important step towards the Light. The first distance taken by enlightened minds with Catholic beliefs.
In this vision of European history, according to this belief, the 16th century Renaissance is the first important step towards the Light. The first distance taken by enlightened minds with Catholic beliefs. This is the reason for its appellation of "Renaissance" by historians of the 19th century including Jules Michelet.
Then came the Reformation, the second decisive step that liberates all northern Europe from Catholic obscurantism in favor of the "free examination" of each.
The "Enlightenment", of which the French Revolution is the decisive political act, crowns this representation of the history of Europe: They are the third stage of the historical ascent of the man of Europe towards true knowledge, that rational, rid of superstition and ignorance represented by the alliance of monarchs and popes, and correlatively, towards freedom, equality and fraternity of peoples.
Reform and Light, the fundamental ideas, those proclaimed openly and those occult, are the same, or very close, and this kinship explains the solidarities currently still very efficient between Judaism, Protestantism and Masonry. Three convergent beliefs in their essential values.
Like the Renaissance, the Reforms – they are diverse, rival and even sometimes enemies – are therefore a distance taken versus the vision of the world proposed by Catholic Christianity
But unlike the Renaissance Humanism, which fully agreed to coexist with Catholicism, the Reforms are deeply anti-Catholic.
Unlike Renaissance Humanism, whose thinking was nourished by late Greco-Roman philosophies, the Reforms are Judeo-Christian in inspiration. It is therefore through their anti-Catholicism that they can exist. By the name they gave themselves at the time they were born, they defined themselves by opposing Catholicism.
Orthodoxy in Eastern Europe is in a little different story. Orthodox Europe will join the history of Western Europe only in the 20th century, during its tragic confrontation with Communism. Marxism is a rationalist and materialistic belief stemming from the same currents as the Reformation and the Enlightenment, of which it is a very direct descent.
Reformed religions are related to Christianity, but Judaism strongly inspires them. Judaism explains many aspects of their doctrines, and the return to some very characteristic values of the Old Testament. Of which two absolutely essential:
– The predestined peoples, elected by the mere fact that he believes well, "he is in the line". On this point nothing has changed in relation to Catholicism. The Reforms, although they say the opposite, are a continuation of the spirit of intolerance, in religion as in politics.
– The role of money as a legitimate sign of social success and good religious affiliation. It is the bourgeois and materialist mark that characterizes the reformed movement.

History is not repeated, however: The Reformation concerns a much larger number of people in Europe than the Renaissance. The elites involved are no longer only aristocratic circles or very big bourgeois, but also circles big bourgeois, and bourgeois. It is an episode in the political and ideological rise of the bourgeoisie. Silver begins to take the advantage over the sword. The trader, whose frustrations date back to the Bronze Age, feels that he can finally dominate the warrior, under hand, discreetly. The merchant-banker will finance wars that others, aristocracies and peoples will do in his place, and where they will die, but not him, or less.
Great difference indeed with the "Renaissance", the peoples too are now very directly concerned in their daily life by the ideological change. For their misfortune.
These elites, broader, will indeed impose on peoples, artisans and peasants, their ideas, their bias, and use them to satisfy their intolerance, cultivate their hatreds, and prosper their fortunes on the people’s blood.
The "Renaissance" was essentially a cultural phenomenon confined to the aristocracy aristocracy and para-nobiliary. The "Renaissance" took place in the princely courts and salons of the aristocracy.
The Reformation is more globally and directly political, it takes over the entire European, urban and rural space.
The Reformation, with the middle and high bourgeoisie, leaves the relatively peaceful cultural field, or of categorial violence, and enters into that of a political violence that concerns everyone.
The Réformation is often masked, however, behind princes who still hold the high ground and quickly understand the interest of adopting the new religious principles. The official history, the one taught to the general public, is very discreet on this point: but the stake and the motive absolutely principal of the Wars of religion was the appropriation of the domains of the Church.
Politically it is the well-known principle: "Such prince, such religion". On this point all the elite of northern Europe agree: Too bad for the peoples. If they do not adapt to new doctrines, they will be slaughtered . The beliefs of the people are insignificant things which the new rising elites are trampling: it suffices to force them to change them, in the name, of course, of True Faith, Freedom of Thought, and the Republic. Because the Reformation is the first step in the struggle against the earth aristocracies and the royalty, allegedly in the name of the people.
We will see this scenario of an enlightened elite leading the people to massacres, on an even larger scale: First to the French Revolution and with the Napoleonic wars. Then in the 20th century, with the two world wars, and with the communist societies.
Intolerance is almost foreign to the spirit of the humanist Renaissance. Individual and categorial violence is of all time, but the violence on the collective scale of the peoples, appears in large, to the Reformation:
Catholic intolerance, of course, which is very well described in all history books. But also Protestant intolerance, which European and Western historiography, politically correct, pretends to ignore, but which was just as causal, just as complete and just as deadly.
The complies history of France, who is taught from primary to higher, speaks only of the massacre of Protestants by Catholics during St. Bartholomew. But the victims of the wars of French religions were about 10,000 people in each camp. Protestantism in France, in the North as in the South, is not at all a popular phenomenon. The victims of St. Bartholomew were armed nobles, plus their servants and men-at-arms, and sometimes their families, who came to take power in Paris by seizing the person and spirit of the King. The plot failed because of the King and his entourage and the people of Paris. If he had succeeded, the French people should have made themselves Protestant. The popular France of that time is Catholic more than 90%. Protestantism, in the regions where it was established, was totally imposed by the aristocracies on local populations, as a challenge to the King’s government or a regional revolt against Paris.
As for the Thirty Years War in Germany, it is an immense massacre of peoples, in the name supposedly of God and religion, but in reality of the political and financial ambitions of some. At least five million deaths out of 15 to 20 million people, this is one of the great decimations in the history of Europe. For the ideologically correct history it is mainly the fault of the Habsburgs, Catholics, not of the Protestant King of Sweden, and not of the King of France, who supported the Protestants in Germany.
Protestantism is, banally, humanly, appetites for possession and power, dressed in great religious doctrines and political ideals claiming to be republican. Such a bishop was thus able, by making himself Protestant, to transmit to his descendants, which became legitimate, his bishopric become duchy. What a temptation! The sins of the flesh and those of patrimonial covetousness rewarded by a simple conversion to the new true and pure religion. The Reformation was an immense secular rush on the property of the Church, it is its main reality and the most realistic explanation of its success. Why not ? But nobody says it except in the works of historians of small diffusion. Why?
"The Prince", in the name of which the people must change their religion, is also, sometimes, a group of bourgeois, merchants, financiers, as in La Rochelle, in Geneva, or in many cities of Germany. Because the Reformation, it is in all the Europe north of the Alps the beginning of the rise of power of the commercial, banking bourgeoisie, against the warrior and landed aristocracy.
The Reformation is also, for the most part, decisive, a manifestation of resistance from North, Germanic, Anglo-Saxon and Scandinavian against the culture of Southern Europe. A national affirmation, an obvious opposition to a culture not only Catholic, but Mediterranean, strongly influenced by the Greco-Roman civilization. A culture to which the countries of Northern Europe, where the Reformation triumphs, were largely foreign.
The Renaissance was largely initiated by Italy and encouraged by the Popes. Renaissance Europe was at the humanistic hour of Italy.
The Reforms are an inverse phenomenon: They are against the Popes and Italy, they leave Northern Europe, try to conquer the South, but triumph exclusively on their land: the part of Europe that had not not known Roman colonization.

B / AND THE ART?

In the field of Art in general (architecture, sculpture, music, literature) the consequences of Protestantism are not always absolutely obvious. On the other hand, in painting the Reformation introduces a quite remarkable, characteristic change, very obviously perceptible outside the circle of scholars.
Change is not at all in styles, whose evolution continues in the framework of a painting always attached to an exact representation of reality. The Renaissance had represented a culmination in the style of European painting: The art of painting had arrived at the perfect imitation of Nature celebrated by Giorgio Vasari. An exact three-dimensional reproduction of the world on a flat surface (wall or painting table)
In the Reformation nothing similar happens. European painting is perpetuated everywhere, countries remaining Catholic or reformed countries, with the same techniques and sames aesthetic principles, that are not modified compared to the previous century.
Contrarywise the change of beliefs is very clearly manifested in the themes of painting.
After the Reformation, the European artist does not paint differently than in Catholic times and the Renaissance, but he paints something else.
This mutation of the subjects of painting is manifested, almost exclusively in the Northern Netherlands, and very little, or much less, in the other regions won by Protestantism (Northern Germany, Scandinavian countries, England):
Three new directions appear clearly in the themes of European painting in the Protestant Netherlands:
– The disappearance or rarefaction of religious themes
– The appearance on the artistic scene of the bourgeois society, and even of the artisan and peasant circles.
– The disappearance of themes inspired by mythology and Greco-Roman history.
The Reformation is first of all iconoclasm, ie the massive destruction of Catholic works of art. Then there is the almost complete absence, or at least the important regression, of religious subjects in painting and sculpture. The Reformation is not strictly aniconic like the Semitic religions (Judaism and Islam), Lutheranism less than Calvinism, but it is very close to it.
The Renaissance had not at all suppressed Catholic religious subjects in painting. It had only brought to light for the aristocratic and very bourgeois elites new subjects inspired by Greco-Roman antiquity.
The "Reformation" is more radical: It is the birth of a materialist painting, profane, desacralised, whose dominating subjects are the landscape, the mores of everyday life, the still life, the bourgeois portrait.
With Protestantisms, virgins and saints disappear completely from the art of painting.
Christ is also rarer, and his representation is often limited to the very last scenes of the Passion (Ecce Homo, Crucifixion, Resurrection). Some occasional scenes of the Old Testament are treated.
Except for a few exceptions such as Rembrandt and his pupils, the painting of the Dutch Golden Age is totally secular, desacralised: Floral or animal still lifes, lunches, buffets garnished, banquets, merry societies, scenes of streets and village or city life, kermesses peasants, smoky and noisy taverns, brawls and loves of peasants, rural scenes with cows, pigs, sheep and poultry, landscapes of dirt roads, canals and seashores, seascapes in calm weather or storm. And always a changing sky with subtle lights.
The naturalist and realistic imagination of the painters of the Netherlands of the North is remarkable, and quite innovative in the European space. All European modern art, in its beginnings will be inspired by it two centuries later. For example, with the Barbizon School, an introduction to Impressionism. But also, a little earlier, in the art of still life, the animal representation, the representation of society.
The painting of the Netherlands is also the entry in force on the art scene of the middle class and even the people, artisan or farmer.
The portrait is essentially that of the man and the woman in the middle class and the middle class. The Protestant bourgeois settles in the middle of the painting, like the aristocrat of the Renaissance. It is no longer the humble donor, very small, at the foot of Christ, the Virgin and the Saints of Gothic times. The craftsman or the peasant is painted, but he does not get painted. Only the wealthy bourgeois can afford a portrait. The bourgeoisie also likes to be represented as a group, as a family, in its activities. This is how Dutch painting becomes a faithful account of everyday life in the Dutch bourgeois house: cleaning, laundry, tidying up, raising children, neighborhood visits, hobbies and small house parties.
The paintings of the big family celebrations, brimming with victuals and happily watered, take of great importance. They are an image of the society of the time. An ideal in which everyone recognizes himself. The social life of the Dutch bourgeois is as well and solemnly represented in their various fraternities and corporations. The views of the streets, markets, and squares of the city are a foreshadowing of our contemporary "street photography".
Conciliabula, meetings, preaching in churches stripped of their ornamentation, where dogs are allowed to attend sermons, while pissing against the columns. Obviously Dutch dogs are less well educated than French or Italian dogs. At least in the painting.
Despite some skulls here and there, terrestrial foods occupy much of this reformed society: Markets, buffets and tables are full of provisions.
To see this painting, the Protestant Netherlands of the North are, in the 17th century, a society of plenty. A society where we cook a lot, we dance, we sing, we play cards, we smoke and we drink to excess. And as they drink a lot, the men of the people, not the burghers, also urinate a lot, against the walls of the taverns, or in the street. Women get drunk with more or less distinction. We vomit too! In family, or at the door of the tavern. It is the woman who brings her husband back to the wheelbarrow, or vice versa. Usurers, financiers, bankers, taxators appear and do not seem to hinder the tables well stocked with provisions, vegetables, cheeses, meats, fish, crustaceans, pies …. with the bouquets of flowers to digest them, as well as the "Vanities" and their skulls, to excuse them.
The representation of peasant life is relatively marginal, but in comparison with other European countries it is very important because it exists only in the Netherlands.
It is true that this attention to the popular is already present, in all the country, before the Reformation: Bruegel Pierre and Brueghel Jean are the obvious proof.
We see toothless peasants singing and reading not only music scores but newspapers. The farm animals are very present, the hens, the oxen, the pigs, not only the horses and the deer of the aristocratic painting of the south of Europe. Animal representations no longer need the pretense of an "entry into Noah’s Ark" to multiply. Cows and bulls are just ruminating. There is no need to call them Io, or they kidnap Europe, to access the dignity of subjects of a painting.
The representation of the four seasons is more popular than in the rest of Europe: more realistic, without mythology or the search for symbolism. Ceres no longer presides over the harvest, nor Bacchus at the harvest.
Indeed, another very clear manifestation of cultural independence in northern Europe, and a refusal to assume an inheritance considered as foreign, is the disappearance, very revealing, almost general, mythological scenes or inspired by Greco-Roman history.
The "Reformation" is on this point the absolute opposite of the "Renaissance". Finished, Greece and Rome. The only past that the Reformation is interested in is the Judaic: the Old Testament.
Venus ? Artemis? Io? Nymphs? Europe? The Amazons? Marie Madeleine? No.
Possibly, a little bit: Esther, Judith, Bathsheba, Suzanne … but especially the woman and the banal mother, those everyday. Caring mother, full of family and domestic qualities, or easy woman, middle-class woman or peasant woman.
The painting of the reform, as it flourishes in the Northern Netherlands after independence, is the exact reflection of the tastes, preoccupations, and ambitions of an average Nordic bourgeoisie. Only landscapes of Italy arouse a curiosity that can be described as tourist. The Dutch painters will thus excel in the representation of the Alps, Roman ruins and Mediterranean ports. Sometimes even without leaving the soil of the Netherlands.

This evolution of the painting of the Netherlands after the Reformation is not anecdotal, or purely circumstantial, it is very clearly a prefiguration of our contemporary society. The materialistic painting of the Netherlands in the 17th century announces the primacy of the materialistic values that will be those of our western society of production-consumption after the industrial revolutions of the 19th century.
Meanwhile even more new: the painting without speech, absurd and ugly, of the Mondialist Contemporary Art, who is appeared after 1950.
But there will be in Europe a transition, that of Modern Art (1850-1950). A century which is like an admirable swang song of the art of European painting by its search for novelty in the aesthetic field, but without abandoning the idea that art is the figuration of the beautiful, nor that it is a sharing of emotions between artists and populations, with the general public, and not only with an elite who claims to be enlightened.

Hello Cook Korean and Asian Cuisine – Holmesglen
how to cook
Image by avlxyz
A fourth Korean restaurant on a commercial strip not more than 100m in length?!


The forth Korean restaurant has finaly opened. Without a menu outside nor photos of the food they serve, there were quite a few hesitant people peering inside, with only a handful of people casually strolling in to try it out.

The friendly lady, who must have been the owner, made an effort to speak to us after dinner to get our verdict. Overall, the food is not too bad, if a little toned down. We told her we prefered the Kimchi Jjigae much stronger with more chilli, and she was a little surprised 🙂

Julia’s dad liked the Sam Gye Tang Ginseng Chicken. He thought the ginseng tasted fresher and stronger than Let’s Bap, which was only a few dollars cheaper.

We weren’t sure how this place would do with their slightly higher prices. Perhaps their liquor license and the well-stocked fridges of Asahi, Kirin, Sapporo beers, and sochu rice liquor might help them out.

Hello Cook Korean & Asian Cuisine
Fully Licensed & BYO
Take Away or DIne In
03 9564 7293
Warrigal Rd, Holmesglen

Photos:
Shopfront
Servery
Decor
Kimchi Jjigae – AUD10.50
Mung Bean Pancake – AUD6.50
Sam Gye Tang Ginseng Chicken Soup – AUD18
Plump Ginseng
Stone pot Bibimbap – AUD9.50
Mandoo Panfried Dumplings – AUD6.50
Bulgogi Beef – AUD12.50

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